A ceux dont les mots caressent les yeux, à ceux pour qui les lignes ne sont pas des barreaux

A ceux dont les mots caressent les yeux, à ceux pour qui les lignes ne sont pas des barreaux
J'aime écrire, et j'aime être lu. Aidez moi et faîtes vous plaisir : demandez moi.
# Posté le jeudi 18 juin 2009 07:38

Fallen Angels, you are fallen angels...but you fly no more with wings, fallen angels.

Fallen Angels, you are fallen angels...but you fly no more with wings, fallen angels.
Jeunesse et printemps furent un jour synonyme,
Quand la neige recouvrait les sommets et les cîmes
On eut imploré Dieu pour une fleur perdue,
On eut prié les cieux pour une jeunesse déchue
Dieu est mort, le ciel est vide !
Et dans les cours obscures, il s'avance, avide,
Le spectre de la chute, avatar de lumière,
Artificiel appât des idylles de verre,
Qui se brisent fragiles dans les vapeurs d'éther.
Ô Jeunesse ignorante, loin de toi je m'évade,
Par delà vos alcools et vos rêves de jade,
Vous si semblables à moi et pourtant opposés,
Quand le joug de la vie sera sur vous passé
J'ai peur qu'il ne vous reste que douleurs et errances,
Du temps qui fut le vôtre, de votre adolescence !
Mes rêves sont des essences insondables et subtiles
Sombre fleurs du mal, dont les pétales fragiles
Sont d'aériennes pensées loin des miasmes, des fumées
Éternellement bercées par un soleil d'été
Nul nuage de plomb, nulle chape de fer
Ne portera son ombre sur leurs beautés altières
Et sa dignité d'Homme, maître de ses actes
Et garant de ce pacte, avec l'Oubli signé :
" Sois digne et garde le dos droit,
Ne courbe pas le front devant seigneurs et rois,
Mais pour celle que tu aimes et ceux que tu respectes"
Lucifers du crépuscule, Anges déchus, Ange tombés,
Les lumières électriques vous attirent, captivés
Insectes fascinés par ses reflets de fer...
Rappelez qu'un jour dans l'or et la lumière
Vous voliez, vous, enfants, de forêts en clairière
Découvrant chaque pierre et chaque arbre en fleur
Votre sourire n'avait nul besoin de cette fausse chaleur,
Celle qui d'un point rouge, braise mortelle de la nuit
Fait monter la fumée vers les cieux qui désormais
Vous sont interdits.
Alors les yeux hagards, le regard égaré
Les pupilles dilatées par la honte du plaisir
Vos esprits d'anges s'envolent dans un rêve éveillé
Artificiel refuge, le dernier rempart, votre empire
Où la demeure de vos esprits s'enivre de hauteur
Dimension oubliée de votre ancienne grandeur.
# Posté le samedi 09 mai 2009 17:39

Olympia. Tome 1, Chapitre 1

Olympia. Tome 1, Chapitre 1
Autour de Sparte, les rayons rasants du soleil jouaient avec les champs de fleurs. Le printemps avait recouvert le paysage d'une marée de pétales rouges sang, qui ployait doucement sous les caresses d'un vent chaud. L'air était sec, et la lumière faisait étinceler la poussière suspendue entre deux courants.
Les paupières closes, l'adolescent dormait, adossé à un grand chêne. Le dos calé contre l'écorce rude, on ne distinguait de ses traits qu'un menton fin et un demi-sourire figé sur ses lèvres.
Dans ses rêves, une grande voile, immense, le poussait vers l'avant. Sa barque ballottait, lentement, au gré des vents. Puis il sentit le raclement du sable sur la coque en bois du navire, l'odeur de la mer, le souffle du vent dans ses cheveux. Il savait qu'ici quelqu'un viendrait le chercher. Quelques secondes plus tard, une voix sembla l'appeler. On le cherchait. Mais il voulait poursuivre le rêve, savoir qui venait. Enfin savoir. Cette fois-ci, il en était certain. La voix prenait de la force. Elle perça le rêve, brisa le sommeil, comme un goutte d'eau qui s'écrase sur le sol.
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# Posté le samedi 04 avril 2009 10:01
Modifié le samedi 04 avril 2009 10:11

Foudre

Foudre
Soulagement.
Foudre.
Déchaînement.
Eclair.
Libération.
Explosion.
Crépitement.
Joie.
Sauvagerie.
Colère.
Exultation.
Lame de feu.
Vitesse.
Danger.
Déchirement.
Blessure.
Vie.
# Posté le jeudi 19 mars 2009 16:35

Orage

Orage
L'Orage s'amoncelle au-dessus des nuées
N'attend qu'une étincelle pour enfin s'enflammer
Le vent repousse au loin les bleus azuréens
Et les toiles boréales déchirées dans l'ether
Résonnent telles des orgues à l'appel léonin
De la tempête avide de foudre et de lumière.

Mais l'Olympien muet savoure le silence
L'univers dans sa course à marqué une pause
Car sur le monde plane le joug de la sentence
Et les dieux s'impatientent de l'apothéose.
La délivrance pourtant a tardé à venir
La clarté occultée est devenue ténèbres
Le dieu tonnant s'élève et ajuste son tir
La foudre dans sa main est son arme funèbre.
# Posté le jeudi 19 mars 2009 16:25